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L’entreprise
à une responsabilité certaine dans cet objectif global.
L’entreprise,
créatrice essentielle de richesses matérielles, ne peut plus désormais être
considérée comme uniquement un secteur productif. Elle est un lieu
social de première importance, comme le sont les familles, l’école,
toutes les organisations ou associations.
Partie
prenante, l’entreprise est un des éléments d’un vaste système
qu’elle influence et qui l’influence systémiquement. Un des
éléments mais pas le seul.
L’ex
PDG de Shell disait encore à Johannesburg : « Si les
entreprises ne sont pas perçues comme des entités constructives
pour la société en général, cela finira par leur nuire ».
Kofi Annan ajoutait : « L’environnement requiert la
mobilisation des entreprises sinon la jeune génération fera
pression sur les gouvernements pour réguler l’économie ».
L’entreprise
ne doit ni ne peut « tout » faire. Elle a ses propres
zones limitées d’intervention, fonction de sa
« culture ». Mais elle ne peut plus ne rien faire sauf
à être « illégitimée » et à cautionner un avenir
insoutenable. Sauf à donner droit à l’inaction des autres
acteurs. Mais elle peut assurer cette nouvelle forme de leadership
responsable.
En
ce sens que la systémique éclaire, chacun des groupes de l’ensemble
des acteurs (sociaux, consommateurs, citoyens, ONG, secteur public, Nord et
Sud, Est et Ouest..) se trouve à une place d’influence.
C’est
l’ensemble des forces mises en œuvre qui tracera l’avenir
commun. Une résultante de forces. Comme on le dit en mathématiques.
Les
conditions du développement durable en entreprise
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